mardi 18 octobre 2011

l'usage du patrimoine architectural (1ère partie : réflexions)

La notion de protection du patrimoine architectural n’a pas toujours eu cours ; ainsi, l’on connaît nombre de châteaux moyenâgeux dont une part des pierres se retrouve dans le bâti du village proche. 
Le château d’Allègre, Région du Languedoc Roussillon : (…) un trou informe et béant témoin d'une belle fenêtre dont l'encadrement a été pillé lorsque le château s'est trouvé à l'abandon (…).
Site internet de l’Association Sauvegarde du Château d’Allègre, créée en 1993
Des bâtiments sont démolis dans les villes, depuis l’ère des tours, immeubles à appartements dits ‘buildings’, à leur profit ou pour reconstruction de maisons dotées du confort moderne.
Maison Jean Lamour à Nancy, XVIIème siècle, démolie en 1984, dont le portail et le vantail ont été transférés au couvent des Cordeliers
On constate, dans notre société, que tant les pouvoirs publics que les citoyens (organisés en association de défense de droits ou d’un site) ont pris conscience de l’intérêt de la conservation du patrimoine immobilier.
Parmi ceux-ci figurent les biens cultuels, traces de notre histoire collective : églises et bâtiments annexes (cure, cloître, etc.). Diverses pistes sont explorées pour en assurer l'usage, partant le maintient :
L’affectation des églises à des activités profanes, en particulier culturelles, fait son chemin.
A Verviers, l’église Saint-Remacle accueille sporadiquement des concerts et autres spectacles. Récemment, un groupe de travail composé de membres de la fabrique d’église et d’agents communaux s’est constitué, avec l’objectif d’élaborer un programme organisé et récurrent d’activités culturelles à y produire.
- L’église Saint-Lambert a abrité le mouvement des sans-papiers lorsque la problématique était au devant de la scène médiatique.
- Des bâtiments détenus par les fabriques sont mis en location, parfois, mais pas nécessairement, en lien avec des services sociaux de type ‘agence immobilière sociale’. Le procédé constitue une façon de préserver le patrimoine non seulement directement (occupation du bien annexe) mais aussi indirectement (rentrée financière pouvant être injectée dans le maintien des bâtiments principaux : église, cloître, etc.).
Une séance d’information sur cette pratique dont un autre objectif prioritaire est de contribuer à l’effectivité du droit au logement, droit constitutionnel belge, aura lieu à l’initiative de la Commission Justice et Paix du Diocèse de Liège, samedi 22 octobre de 9h à 13h au Centre Diocésain de Formation, 40, rue des Prémontrés à Liège.
préinscription nécessaire (justpaixlg@yahoo.fr - 04/230.31.66)

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